Thème 1 : Texte 20 La Douleur

Thème 1 : Texte 20 La Douleur
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Prénom : Violette.
Âge : 15 ans.
J'aime : l'écriture, la bière, le chocolat, la pluie, dormir.
Je n'aime pas : la physique, les chevaux, les films d'horreur, l'organisation.
Temps de l'écriture : je n'ai aucune notion du temps.
Blog



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A.mour.ir



Aïe.
J'me suis piquée.
Merde.
Fait chier.
Tu pouvais pas te décaler, pas t'approcher ?
Ca m'aurait arrangé !
Ca fait mal en plus...
Tain, je saigne !
Ca va mettre longtemps à cicatriser, non ?
Il va rester une marque ?
J'espère pas.
Je sais pas.
Je m'étais jamais piquée à personne avant toi.
Tu t'en fous c'est ça ?
T'aurais au moins pu m'apporter le désinfectant, m'aider, me consoler.
Je souffre, quoi !
Tu m'crois pas ?
Regarde, regarde ça fait comme une brûlure !
C'est vraiment moche à voir...
Et voilà, ça m'gratte, ça m'obsède.
J'vais passer mes nuits à frotter ma blessure.
Je le sens,
J'ai déjà plus que ça en tête.
C'est pas agréable, j't'assure.
Surtout que j'vois que pour toi tout va très bien, hein !
Ah, tu peux rigoler,
Ca n'empêche que c'est ta faute.
Un peu de compassion, ça te tuerait pas tu sais !
En plus, ça commence à gonfler, à se répandre.
T'es vénéneux ou quoi ?
J'suis p't'être empoisonnée, maintenant...
J'ai peur,
Et si j'en mourrai ?
Merde, merde, merde.
Quelle poisse !
Dans quoi j'me suis encore fourrée ?
Bon, arrête de sourire bêtement et range tes aiguilles maintenant,
Tu m'as causé assez de problèmes comme ça.
Allez, range tout ça j'te dis !
Pour moi, c'est trop tard,
J'suis infectée,
Mais faudrait pas que t'en pique d'autres.
Ce s'rait terrible.
Les pauvres.
Je souhaite à personne de vivre ça...
Hé, qu'est-ce que tu fais ?
Tu vas où ?
Tu m'laisses toute seule ?!
Dans l'état où je suis ?!
Mais t'es malade !
Quoi ?
T'as autre chose à faire ?
Ouais, t'en as rien à foutre de moi en fait,
C'est ça, casses-toi,
C'est tout c'que t'es capable de faire,
Et reviens plus, tu m'entends ?
Jamais.
J'te déteste,
Laisses-moi crever en paix...
Voilà, bon débarras.
C'est bon, ça va aller mieux,
Ça va passer,
Tout est psychologique,
Il suffit que je ferme les yeux et que je respire profondément...
Mais pourquoi ça passe pas !!!
Au contraire, ça empire,
J'peux plus bouger,
Et j'vois plus rien, putain,
J'm'entends même plus parler !
J'suis paralysée.
C'est bon panique pas, reste calme.
Il est sûrement aller chercher d'l'aide,
Il a pas pu me lâcher comme ça,
C'est pas possible.
Pourquoi y'a personne alors ?
Il m'a laissé tomber, le salaud,
Il m'a regardé me dégrader,
Et il m'a laissé tomber.
C'est qu'un lâche, un abruti,
Il vaut rien...
Mais alors,
Pourquoi j'ai si mal ?
Pourquoi sa piqûre me fait autant d'effet ?
Est-ce que quelqu'un le sait ?
Quelqu'un peut m'aider ?

...

Ok.


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Un seul mot me vient à l'esprit et résume ce texte... hilarant! Soit on a affaire à un paranoïaque, soit on a que les paroles d'un personnage mais le résultat est pour moi parfait, même la vulgarité trouve sa place sans que ce soit dur. Je dois avouer que ce texte est très réfléchi, et que tout simplement, je le trouve magnifique.

# Posté le mardi 17 juillet 2007 05:14

Modifié le mardi 17 juillet 2007 07:33

Thème 1 : Texte 21 La Douleur

Prénom : Manon
Age : 16 ans
Aime : la vie et faire la folle, j'aime mes hoes, faire des photos et écrire
N'aime pas : les cons et l'ennui
Temps d'écriture : environ 15 minutes
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Ma vie n'est qu'un amas de raté

Car dans ce monde je ne suis rien,

Rien qui n'ait la valeur d'être aimer.

A force il s'atténu: mon chagrin



Mais des larmes d'or coulent sur mon coeur,

Car au fond il reste une lueur;

Un petit espoir qui chaque soir

Demande où est le bon mouchoir



Car si même pour l'instant ma vie

Est derrière la porte close

Un jour quelqu'un, quelque chose

M'ouvrira la porte du paradis.



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Malgré un vocabulaire centré dans le thème, et des figures de styles harmonieuses, j'ai du mal à trouver un sens explicite à ce texte. Des endroits qui me laissent un peu déçu "Un petit espoir qui chaque soir / Demande où est le bon mouchoir" : j'avoue que je trouve pas ça réellement beau.
Thème 1 : Texte 21 La Douleur

# Posté le mardi 17 juillet 2007 05:14

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 15:24

Thème 1 : Texte 22La Douleur

Prénom : Arthur
Age : 15 ans
Aime : Lire, écrire, réfléchir, discuter, se poser des questions
N'aime pas : les impasses, les gens qui refusent le contact
Temps d'écriture : Une vingtaine de minutes
Blog


Je vole.

Plus rien ne peut m'arrêter. Du haut de mon mètre douze, je parcours à toute vitesse cette cour de récréation que je connais presque par c½ur.

Plus rien ne peut m'arrêter. J'ai décidé, envers et contre tout, de connaître, avant que la cloche ne retentisse, tous les recoins qui me sont encore inconnus.

Je suis hilare. J'exulte. La brise que je sens dans mes cheveux témoigne de mon omnipotence en ce monde. Plus rien ne peut m'arrêter, car j'en ai décidé ainsi, et qu'à mon âge, c'est moi qui décide. C'est normal.

Un objet m'intrigue, tout là-bas, je ne sais pas ce que c'est. Je dois en avoir le c½ur net. Alors je m'élance, bolide entêté. J'esquive un banc qui s'est mis en travers de ma destinée, j'évite de peu un ballon posé simplement pour m'empêcher de mener à bien ce pour quoi j'existe. Plus rien ne peut m'arrêter.

Il ne me reste plus que quelques mètres avant que je n'atteigne mon but. Un dernier obstacle me nargue. Cartable grisâtre délaissé là, ayant pour seule fin de m'arrêter définitivement. Je m'apprête à m'élever dans les airs au-dessus de cette masse hostile. Je pose un pied. Puis l'autre, qui vient écraser au sol le lacet défait de mon soulier. Je m'élance enfin, et durant une seconde, j'ai cru à la réussite.

Et puis je me retrouve au sol, aplati. Mes genoux et mes paumes sont incrustés de graviers tortionnaires. Petits diamants innombrables me faisant souffrir plus que je n'ai jamais souffert. Ces traîtres de cailloux se transforment en larmes, et viennent s'écraser à quelques centimètres de mon visage égratigné, rougi par le sang qui perle de mes lèvres. De rage, je crache la terre que j'ai avalée. Autour de moi, s'amassent les mines hostiles de mes soi-disant camarades rigolards. Je me sens humilié. J'y croyais, pourtant, à cet épique objectif. Mais quelque chose m'a arrêté, quelque chose a déçu mes attentes, mes attentes de petit garçon. Je n'ai jamais autant souffert. Je crois. La cloche retentit. C'est fini...



Arthur a essayé de mêler phrases courtes pour montrer qu'il s'agit d'un enfant, et vocabulaire assez riche pour montrer qu'il s'agit, malgré le jeune âge, d'une vraie souffrance, complexe.


Très bonne idée que de parler de l'enfance, c'est dans cette période de notre vie que l'on veut tout connaître, tout expérimenter etc, et c'est donc là dans nos premières chutes, que l'on découvre le sens du mot douleur. Ca fait mal de tomber, de saigner. Je suis d'accord avec les effets d'Arthur sur des phrases courtes qui permettent une lecture rapide et un vocabulaire appuyé. Très joli texte original qui nous fait découvrir la douleur d'une autre manière à travers une chute anodine d'un enfant.
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Thème 1 : Texte 22La Douleur

# Posté le mardi 17 juillet 2007 05:15

Modifié le mardi 17 juillet 2007 17:13

Thème 1 : Texte 23

Thème 1 : Texte 23
Pseudo : Krole
Age : 18 ans
Aime : Plein de trucs
N'aime pas : idem
Temps d'écriture : environ 15 minutes
Blog



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*_________J'essaie de ravaler mes larmes mais mes paupières ne sont plus assez grandes pour toutes les contenir. On se sent bête devant l'amour. Je me sens bête devant le manque d'amour. Je suis énervée de me trouver impuissante devant cette tristesse qui m'empare, devant cette douleur qui me fatigue, et me blesse. Et je n'arrive même plus à l'écrire cette douleur parce qu'elle me ravage tout entière. Je n'ai plus de force. Je ne fais plus que ramper vers la vie. Je rampe en chialant et en me tordant de douleur, alors que ce n'est pas l'envie qui me manque de me laisser crever, là par terre. De laisser mes espoirs s'enfuir un à un. Mais voi, il me reste encore un peu de dignité et je vais tout faire pour vivre, pour me relever, même si pour ça il faut commencer par ramper. Je me relèverai comme j'ai su le faire avant. Comme je l'ai tout le temps fait. La vie m'a appris que j'étais forte et je le resterai jusqu'au bout. Jusqu ce que je renonce à l'amour, définitivement. Jusqu'à ce que je comprenne enfin, que l'amour ne sert qu'à affaiblir les faibles, les généreux, les prêts-à-tout-pour-vivre.

On m'a deman de l'amour, on me l'a supplié, on s'est mis à genoux, on m'a dit je t'aime, on m'a demandé si j'aimai, on m'a demandé d'être là. Alors j'ai tout donné. Je me suis shabillée sous ses yeux, j'ai mis mon âme à nue, à disposition, comme une esclave qui n'attend que d'être fouettée. Ca fait trois ans que je donne tout, trois ans que je fais tout ce qu'on peut être capable de faire par amour, et trois ans qu'on me renvoie cet amour en pleine figure. Et moi je me sens juste seule dans cette nuit d'amour. Seule et vide. Parce que quand on a tout donné on n'a plus rien dans les tripes. Quand on a tout donné on est vide, c'est leant. Bien sûr j'ai des amis. Mais qui a dit que les amis pouvaient deviner ce vide qui se creuse ? Qui a dit qu'ils pouvaient changer les choses. Ils sont les premiers à m'avoir dit de faire attention et je ne veux pas d'un « je te l'avais bien dit ». Une seule fois ces cinq mots et je me remets à chuter. Un seule fois ces mots et je perdrai toute la force qu'il me reste.

Je savais que j'en crèverai de cet amour, mais j'ai voulu foncer quand même. J'adore la vitesse. J'adore les sensations fortes. Vous savez c'est tellement bon. Même si ensuite vous vous sentez crever, vous ne le regrettez jamais. Ca m'effraie de ne pas avoir l'instinct d'autoprotection, il m'aiderait beaucoup, beaucoup. Mais plus on me dit de faire attention, plus je fonce. Plus je fonce, plus je me casse la figure. Plus je me casse la figure...



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Oulà ! Je n'ai pas trop de mots qui me viennent tellement je trouve ce texte fort, il dégage comme une puissance que je ne saurais expliquer. Je crois qu'après ce magnifique texte, j'aurai peur de tout gâcher. Point final.

# Posté le mardi 17 juillet 2007 05:15

Modifié le samedi 21 juillet 2007 07:52

Thème 1 : Texte 24La Douleur

Prénom : Elodie
Age : 15 ans
J'aime : mes amis, rêver et écrire.
Je n'aime pas : la pouff atitude
Le temps que j'ai mis à écrire mon poème : environ 15 minutes
Blog



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J'aimerai effacer mon histoire,
Car elle ne m'a offert que du désespoir,
Et de nombreux jours de pluie,
Tout cela pour rythmer une vie,
Ce n'est pas très encourageant,
C'est plutôt déprimant.

J'aimerai effacer mon histoire,
Car elle a trop souvent mouillé mes yeux,
Mon c½ur n'est qu'un dépotoir,
Rempli de nombreux amours malheureux.

J'aimerai effacer mon histoire,
De cette terre pourtant pleine d'espoir,
Car ce n'est qu'une illusion,
L'espoir c'est seulement pour les cons,
Faut se rendre compte de la réalité,
Seule la haine peut nous guider,
Dans ce monde meurtri,
Où l'argent est plus important que la vie.

J'aimerai effacer mon histoire,
Car elle a fait pleuvoir,
En moi tant de tristesse,
Qui est aujourd'hui maîtresse,
De tous mes faits et gestes désespérés,
Que je ne peux plus contrôler.

J'aimerai effacer mon histoire,
Car je ne peux plus le voir,
C'est plus fort que moi,
Je ne me contrôle pas,
Pourquoi tant de haine envers lui ?
Alors qu'il représentait ma vie.

J'aimerai m'effacer pour toujours,
Car je ne crois plus en l'amour,
Pour moi ce n'est plus qu'un mot,
Qui a fait souffrir mon c½ur de tant de maux,
Et qui y a laissé des cicatrices,
Si destructrices.


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Très très beau poème ! En le lisant la première fois, je me suis demandée à quel thème il appartenait, avec dans les premières strophes, un lexique de la pluie et puis ensuite le lexique de la souffrance s'est avéré beaucoup plus fort. Une vision assez négative du monde et encore une fois de l'amour.

Thème 1 : Texte 24La Douleur

# Posté le mardi 17 juillet 2007 05:16

Modifié le samedi 21 juillet 2007 10:47