Thème 1 : Texte 16 La Douleur

Prénom : Gaëtane
Pseudo : Gatou (pour les intimes)
Age : 16 ans
Aime : toutes les formes de l'art, rigoler, faire le clown et bien sur ; le nutella !
N'aime pas : la facticité que ce soit celle des sentiments, ou celle des apparences.
Blog 1
Blog 2



x*x*x*x*x*x*x*x*x*x*x*x*x*x



Il est huit heures, cela ne lui ressemble pas. Elle devrait être depuis 5 minutes déjà. Peut être a-t-elle eu un souci de voiture avec sa mamie ?

H
uit heures et quinze minutes, toujours personne ... Neuf, dix, onze heures, puis midi ... Elle est encore absente. Elle s'inquiète un peu, se dit qu'elle l'appelera tout à l'heure pour savoir comment elle va. Cela ne lui ressemble vraiment pas de louper des cours ainsi.

Tr
eize heures, *tuuuut tuuut* personne ... Treize heures dix *tuuuuut*, elle décide alors d'aller la voir à pied, finalement c'est la meilleure solution. Elle arrive, sonne comme à son habitude de multiples fois. Encore personne ... Personne, et là elle entend la fenêtre s'ouvrir, et entend sa mamie se pencher au dessus d'elle, les yeux brûlés de larmes ... Elle commence jà à avoir peur ... Elle sent les larmes lui monter aux yeux, la porte s'ouvre et elle découvre avec stupeur sa mamie pâle comme un linge, elle qui d'habitude est de si bonne humeur, habitée par la joie de vivre. Elle lui annonce la terrible nouvelle ...Dans la nuit, elle est partie rejoindre Julia...Elle n'y croit pas ses yeux, ne peut retenir ses larmes qui coulent sans pouvoir cesser. Crie en silence. C'était son amie, la meilleure de ses amies, elles se comprenaient sans se parler, un regard et c'était tout. Non cela n'est pas possible. Et pourtant ...La douleur est bien là, inexorablement ... Elle sert dans ses bras sa mamie au coeur si grand voudrait la consoler mais n'arrive plus à trouver les mots.

Il
faut qu'elle le prévienne ... Elle promet d'être de retour dans une heure, une petite heure ... Puis elle court, jamais elle n'a couru si vite, elle arrive en sueur, on lui pose des questions qu'elle n'entend pas ... Il n'est pas dans le couloir, elle fait le 1er étage et le voit assis au 1er rang, elle entre sans frapper, ses copains se moquent mais lui comprend ... Il se lève, on voit déjà ses yeux briller, sort, et elle lui dit ou du moins tente de lui faire comprendre. Il crie, il pleure, et elle n'a plus de force ... Ils s'effondrent de chagrin, on les regarde, voudrait les aider, mais rien ne leur parvient, ils sont enchainés dans la douleur si intense de la perte de quelqu'un qui était si chère à leurs coeurs.

Tout à coup, je me réveille en sursaut, mes joues sont mouillées, mon corps moite ... Tout cela n'était qu'un cauchemar ... Un horrible cauchemar. Mais pendant la durée dudit cauchemar, j'ai cru qu'on venait de m'arracher le coeur. C'était une douleur indescriptible, qui fut heureusement de courte durée, mais d'une puissance que je n'oublierai jamais ...

Il est huit heures, elle arrive de bonne humeur, le sourire au coin des lèvres et lui demande si elle va bien. Tellement soulagée de la revoir, elle lui répond qu'elle a mal dormi cette nuit ...



x*x*x*x*x*x*x*x*x*x*x*x*x*x


Une histoire très bien écrite, qui m'a donné l'impression de lire un livre. Dès qu'on commence à lire on veut continuer pour savoir ce qui va se passer, et la chute est des moins surprenante. L'idée que quelque chose de non-réelle puisse faire souffrir est plutôt intéressante.

# Posté le lundi 16 juillet 2007 04:41

Modifié le mardi 17 juillet 2007 08:09

Thème 1 : Texte 17 La Douleur

Thème 1 : Texte 17 La Douleur
Prénom : Eglantine
Age : 16 ans
Aime : faire la cuisine et des photos, lire et ecrire, les fruits rouges et les haricots, courir sous la pluie avec la bande de folles que j'ai pour amies...
N'aime pas : les gens qui regardent de travers, devoir faire de l'acrosport, regarder le tennis à la télé, le nutella...
Temps d'écriture : environ 45 minutes
Blog 1



0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0



Nostalgie...

Des jours, y'a ce sentiment étrange qui frappe à ta porte, comme un con. Même pas il te télephone avant de venir. Non, il a pas le droit de débarquer à l'improviste comme ça. Même pas il était invité. Il s'incruste dans ton monde. Mais toi, tu le laisses entrer. On vire pas les gens comme ça. Tu lui serre même un coup à boire. Tu espères inconsciemment qu'il partira plus vite comme ça. Ou encore mieux qu'il se noie dans son verre. Mais non. A croire qu'il sait nager et qu'il se plaît bien ici, chez toi. Il a même le culot de te taper la causette. Genre c'est ton pote. Il te raconte sa vie qui se mélange à la tienne au fur et à mesure qu'il parle. Puis il te raconte ta vie. Il la connait par coeur. Mieux que quiconque. Que toi. Il fait ressortir des choses que t'aurais bien laisser croupir et même moissir au fond de ton être. Alors tu t'accroches, enfin t'essaies, à des souvenirs. Mais même les bons souvenirs te font pleurer une fois qu'il s'est incrusté. Ils te rongent de l'interieur accompagnés par ton nouveau compagnon qui était entré chez toi sans même dire bonjour. Tu lui avais servi à boire. Tu avais voulu le noyer. Il s'est vengé. Bien fait.



0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0



J'adore l'idée de la personnification, pas encore exploitée. Un texte raconté sous forme d'histoire très attrayante, qui au début nous met le sourire aux lèvres mais qui tout compte fait est à voir comme une moralité : il ne faut pas laisser entrer n'importe qui chez soi! En le relisant, je me conforte dans l'idée que la douleur morale peut être mise de côté par la personne mais aussi quand elle est là, elle nous permet d'apprendre, de mieux comprendre certaines choses,de grandir.

# Posté le lundi 16 juillet 2007 04:45

Modifié le mardi 17 juillet 2007 05:12

A vous de me dire *

Je refais un article qui sera supprimé mais qui va tout de même m'être je pense d'une grande utilité.

Je vais faire une liste de thèmes et je vous demande de me dire quels thèmes vous souhaitez traiter et dans quel ordre vous voudriez qu'ils apparaissent si possible en les numérotant.

- la pluie
- les vacances
- [auto]biographie
- la (les) couleur(s)
- la non-réciprocité
- l'intelligence
- l'avenir
- fragment à partir du nom ou prénom [ idée de Framboise ]
- fragment à partir d'une photo (à joindre de préférence!) [ idée de Framboise ]
- raconter un souvenir lié à l'écriture [ idée de Framboise ]
- les quatre éléments [ idée de Framboise ]
- la froideur (niveau sentiment, sensations, etc...) [ idée proposée par Sarah ]
- la dépendance [ idée proposée par Sarah ]
- la révolte [ idée proposée par Sarah ]
- la fourrure [ idée proposée par Sarah ]
- la beauté

Vous pouvez aussi me faire des propositions sur de nouveaux thèmes, ils ne seront évidemment pas tous garder, seuls ceux qui inspirent le plus le seront. D'ailleurs, des modifications seront ajoutées au deuxième article en fonction de celui-ci.

# Posté le lundi 16 juillet 2007 12:20

Thème 1 : Texte 18 La Douleur

Thème 1 : Texte 18 La Douleur
Pseudo : Autantika
Age : 18 ans
Aime : lire, écrire, mes amis, faire la fête...
N'aime pas : les gens qui se croient supérieur
Temps d'écriture : environ 20 minutes
Blog



()()()()()()()()()()()()()()()()()()()()()()



Chère tous,

Oui je sais.

Je sais que j'avais toute la vie devant moi, je sais aussi que j'avais un avenir tout tracé et que j'aurai certainement pu accomplir de grandes choses à mon échelle, sauver des vies. Je sais que j'avais des projets, qu'en apparence j'allais bien et aujourd'hui en lisant cette lettre vous vous demandez pourquoi j'ai accompli ce geste de désespoir. Et bien, je vais vous le dire, l'amour m'a tué.

Je vous l'accorde, la vie est belle, et je sais que ce geste ne sera pas pardonnable à vos yeux, ce n'est pas grave je vous pardonne. Vous vous dites certainement que de se suicider pour de l'amour c'est ridicule, mais dans ce cas vous n'avez jamais vécu le grand amour. Vous n'avez jamais su le déchirement que vous ressentiez au c½ur, quand l'amour de votre vie en aime une autre. Mais ça aussi je lui pardonne, car l'on ne choisit pas la personne que l'on aime.

Quand je disais, je l'aime à en mourir, ce n'était pas pour prouver que je l'aime plus qu'une autre, ni pour lui faire peur, c'était simplement la vérité. Je savais que mon c½ur, ne pourrait pas supporter que cette petite lueur qui commençait à faiblir, s'éteigne. Je le sentais venir, j'ai essayé de m'y préparer mais cela n'a pas marché.
Quand l'homme que vous aimez plus que tout, plus que la vie est inaccessible, il ne vous reste guère de solutions, et je ne pouvais continuer à vivre avec son image devant les yeux. C'était trop dur.

Je vous aime.



()()()()()()()()()()()()()()()()()()()()()()



Une lettre adressée au lecteur qui fait le bilan de vie par l'emploi de "je sais". Explication et arguments démontrés pour prouver que ce geste fortuit n'est pas fait sans une grande réflexion. Ce côté naturel et simple fait ressortir la beauté de ce texte.

# Posté le lundi 16 juillet 2007 15:54

Modifié le mardi 17 juillet 2007 08:19

Thème 1 : Texte 19 La Douleur

Pseudo : Dim®
Age : 14 ans
Aime : Ecrire, le basket, Schmitt, Youssoupha
N'aime pas : les racistes, les imposteurs
Temps de l'écriture : environ 20 minutes
Blog



-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-


La douleur morale : sentiment ou émotion pénible résultant de l'insatisfaction des tendances, des besoins.
"Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille." (Baudelaire)

« Les grandes douleurs sont muettes, on ne peut les exprimer. »
Voilà sûrement l'explication de l'étouffement dont les miennes sont victimes mais malheureusement vivantes. Les larmes n'arrivent pas à joindre ma feuille lorsque mes vives douleurs errent alors j'use de ma plume en guise d'intermédiaire. L'amertume masculine est expliquée par celle de son propre entourage ; lisez plutôt : j'ai envoyé tellement de bouteilles à la mer comme Soprano car celles-ci flottaient sur l'accumulation des larmes de mon amour. Ma mélancolie est meurtrière lorsque je constate que la colombe est en voie d'extinction, lorsque mon oreille est lourde de propos communautaristes. Mon affliction est également présente quand tu ne me crois pas auteur de cette prose. Chaque être humain laisse sur le drapeau blanc l'indice de son origine mais la mixité des cultures nie à certaines personnes, cause de ma douleur. « Liberté, Egalité, Fraternité. » Marianne aurait-elle la mémoire courte ? La misère universelle rend mon désarroi omniprésent. Ma peine repose sur celle des autres puisque rien, dans ma vie, ne pourrait tailler mes tempes afin de rendre mes larmes apparentes. L'indifférence me rend différent.


-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-



Ce rédigé n'est qu'une preuve du talent dans lequel excelle l'auteur. Au delà d'un texte bien formulé, où chaque phrase a sa place, l'écrit est raisonné et l'auteur étale ses connaissances. Mais ce n'est qu'un fragment, je vous convie à aller sur son blog qui poursuit cette réflexion sur des thèmes d'actualité, vraiment intéressant.
*
*
Thème 1 : Texte 19 La Douleur

# Posté le lundi 16 juillet 2007 16:03

Modifié le mardi 17 juillet 2007 09:23